
C’est à Paris, dans le magasin Monceau Fleurs Paris Malesherbes, que Florent MOREAU - Maître Artisan Fleuriste en Vendée, Président de VALHOR, l'Interprofession Française du Végétal - a officiellement lancé, le jeudi 7 mai 2026, la dixième édition de la « Semaine des fleurs pour les abeilles ». Derrière cette opération nationale se trouve une ambition claire : sensibiliser le grand public à l’importance des pollinisateurs et encourager les Français à semer et planter pour préserver la biodiversité.
Florent Moreau a rappelé l’engagement massif de la profession. Selon lui, près de 200 000 professionnels de la filière végétale participent à cette mobilisation en faveur des abeilles et des autres insectes pollinisateurs. Jardineries, grossistes, artisans fleuristes, producteurs et détaillants unissent leurs efforts autour d’un même message : chaque fleur plantée peut contribuer à nourrir les pollinisateurs et à maintenir l’équilibre des écosystèmes.
Semer et planter, des gestes simples aux effets concrets
La campagne repose sur une idée simple : encourager les particuliers à végétaliser leurs jardins, balcons et terrasses afin d’offrir des ressources alimentaires aux abeilles tout au long de la saison, particulièrement au printemps. Pour Florent Moreau, ces gestes du quotidien prennent aujourd’hui une dimension essentielle : « semer et planter contribuent directement à la vie des pollinisateurs ».
L’objectif est aussi pédagogique. La filière souhaite rappeler aux consommateurs que les plantes ne sont pas uniquement décoratives, mais qu’elles jouent un rôle fondamental dans la chaîne du vivant. Les pollinisateurs, indispensables à la reproduction de nombreuses cultures agricoles, participent directement à l’alimentation humaine.
Une campagne qui s’installe durablement
Cette année marque une étape symbolique : la dixième édition de l’opération. Lancée en 2017, la campagne « Des fleurs pour les abeilles » s’est progressivement imposée comme un rendez-vous incontournable du printemps. Son identité visuelle a évolué au fil des années, tout en conservant les codes qui la rendent immédiatement identifiable.
L’initiative bénéficie désormais d’une forte visibilité nationale. En 2025, près de 14 millions de Français auraient été exposés à cette campagne de communication. Un chiffre jugé considérable par les organisateurs, qui y voient la preuve d’un intérêt croissant pour les enjeux liés à la biodiversité et au végétal.
Un engagement malgré un contexte économique tendu
La filière constate toutefois un paradoxe. Si l’intérêt des Français pour le végétal continue de progresser, les professionnels observent parallèlement un ralentissement de la consommation lié à un pouvoir d’achat plus contraint.
Pour Florent Moreau, cette situation ne remet pas en cause l’attachement des citoyens aux plantes et au jardinage. Au contraire, les consommateurs cherchent davantage de sens dans leurs achats et privilégient des gestes utiles. Ainsi, planter des fleurs mellifères ou végétaliser un espace extérieur apparaît ainsi comme une manière concrète d’agir pour l’environnement.
Les professionnels du secteur veulent également rappeler leur rôle de conseil. Fleuristes, jardineries et producteurs souhaitent accompagner les particuliers dans leurs choix afin de garantir la réussite des plantations et transmettre leur expertise.
Sensibiliser les jeunes générations
Au-delà des consommateurs adultes, la campagne vise aussi les plus jeunes. Elle s’inscrit dans une démarche éducative complémentaire à la « Semaine du jardinage à l’école », qui sensibilise les enfants aux enjeux du vivant dès le plus jeune âge.
L’idée est de transmettre très tôt les réflexes liés au jardinage et à la préservation de la nature. Pour les acteurs de la filière, apprendre aux enfants à semer, jardiner et observer les pollinisateurs constitue un investissement pour l’avenir.
Les jardins privés, un enjeu majeur pour la biodiversité
Florent Moreau insiste sur un chiffre qu’il juge déterminant : près de 70 % de la superficie du territoire français serait constituée d’espaces privés, qu’il s’agisse de jardins, de balcons, de terrasses ou d’autres espaces extérieurs.
Selon lui, cette réalité donne aux particuliers un rôle central dans la préservation de la biodiversité. Chaque espace végétalisé peut devenir un refuge pour les insectes pollinisateurs et contribuer au développement de la nature en ville comme en zone rurale.
Cette dynamique profite également à l’ensemble de la filière végétale française. De la production horticole jusqu’aux paysagistes, en passant par les fleuristes et les jardineries, tous les métiers du secteur participent à cette chaîne du végétal.
La passion du végétal comme moteur
Artisan fleuriste de métier, Florent Moreau revendique avant tout une passion profonde pour les fleurs et le végétal. Il évoque le plaisir quotidien de travailler des plantes aux formes, couleurs et caractéristiques toujours surprenantes.
Mais au-delà de l’esthétique, il voit désormais dans cette activité une mission plus large : donner du sens aux gestes du quotidien et contribuer, à travers le végétal, à la préservation des pollinisateurs et de la biodiversité.
Pour le Président de Valhor, cette conviction est largement partagée par les professionnels de la filière, qui souhaitent aujourd’hui faire du végétal un véritable levier d’engagement environnemental.
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