
Dans le magasin historique de Monceau Fleurs Paris Malesherbes, situé à deux pas du parc Monceau, les plantes, fleurs et végétaux occupent chaque recoin. Mais derrière les compositions florales et les plantes d’ornement se cache aussi un engagement environnemental fort : la préservation des pollinisateurs et de la biodiversité. Découvrez notre interview exclusive de Céline Rivals, Directrice Réseau succursales, Ressources Humaines et RSE d’Emova Group : Monceau Fleurs, quand le commerce floral devient acteur de la biodiversité.

À l’occasion de la “Semaine des fleurs pour les abeilles”, organisée avec Valhor, le groupe Monceau Fleurs mobilise l’ensemble de son réseau pour sensibiliser le grand public au rôle essentiel des abeilles et des végétaux mellifères.
« Nous voulons aller au-delà de la simple vente de végétaux », explique Céline Rivals, Directrice Réseau succursales, Ressources Humaines et RSE d’Emova Group, maison mère de Monceau Fleurs. « Les fleurs apportent du bien-être, de l’émotion, du partage, mais elles sont aussi au cœur d’un véritable engagement environnemental. »
Une opération nationale portée par près de 300 magasins
Le groupe Monceau Fleurs compte aujourd’hui près de 300 magasins répartis dans toute la France, principalement en centre-ville. Environ 80 % du réseau fonctionne en franchise, complété par une quarantaine de magasins intégrés.
Depuis près de cinq ans, l’enseigne participe activement à la Semaine des fleurs pour les abeilles, une initiative nationale qui existe depuis une décennie. Pendant cette période, les boutiques mettent en avant des plantes mellifères et multiplient les échanges avec les consommateurs.
Les clients peuvent poser des questions, recevoir des conseils et découvrir comment végétaliser leurs balcons, terrasses ou jardins tout en favorisant la survie des pollinisateurs.
Dans ces espaces urbains transformés en véritables « oasis végétales », les fleuristes jouent un rôle de pédagogues autant que de commerçants.
Le conseil, nouvelle force du commerce floral de proximité
Pour Monceau Fleurs, la proximité ne se limite pas à l’emplacement des boutiques. Elle passe aussi par la relation humaine et le conseil personnalisé.
« Les clients ont le sentiment de faire une bonne action », souligne Céline Rivals. « Ils ne viennent pas seulement acheter des fleurs pour embellir leur intérieur ou leur jardin, ils contribuent aussi à la préservation de la biodiversité. »
Cette dimension environnementale crée un lien différent entre les magasins et leur clientèle. Les échanges dépassent la relation commerciale classique pour aborder des sujets liés à la nature, aux écosystèmes et à l’impact environnemental.
Les fleuristes, formés en amont de l’opération, répondent aux questions sur les plantes favorables aux abeilles, les méthodes de plantation ou encore les bonnes pratiques pour favoriser la biodiversité en milieu urbain.
Une dynamique commerciale renforcée pendant la Semaine des fleurs pour les abeilles
Positionnée désormais fin mai, en cohérence avec la Journée internationale des abeilles, cette opération intervient à une période déjà stratégique pour les ventes de plantes fleuries et mellifères.
Mais selon le groupe, l’événement apporte un dynamisme supplémentaire dans les points de vente. Les consommateurs prennent davantage le temps d’échanger avec les équipes et se montrent particulièrement sensibles à la dimension écologique de l’initiative.
Cette mobilisation nationale permet aussi de donner une visibilité importante aux enjeux liés aux pollinisateurs grâce au relais de Valhor et des professionnels de la filière horticole.
Une enseigne historique née en 1965
Créé en 1965, le groupe Monceau Fleurs tire son nom de sa proximité avec le parc Monceau, dans le 17e arrondissement de Paris. Le magasin de la rue de Prony constitue toujours aujourd’hui la maison mère historique de l’enseigne.
Au fil des décennies, le groupe s’est imposé comme un acteur majeur du marché floral de proximité, avec un modèle centré sur les centres-villes et le commerce de quartier.
Cette stratégie répond à une demande croissante de végétalisation des espaces urbains et de retour à la nature dans le quotidien des citadins.
Biodiversité, carbone et transmission des savoir-faire
L’engagement RSE de Monceau Fleurs ne se limite pas aux abeilles. Le groupe mène également des actions sur la réduction de son impact carbone.
Depuis près de quatre ans, Emova Group réalise un bilan carbone annuel. Selon Céline Rivals, les émissions du groupe ont diminué de 7 % entre l’année dernière et cette année grâce à plusieurs plans d’action environnementaux.
Parallèlement, l’entreprise mise fortement sur la transmission des savoir-faire avec son école florale, qui forme les fleuristes de demain.
Le groupe travaille également sur l’insertion professionnelle et attire de nombreux profils en reconversion, séduits par un secteur jugé plus humain et plus proche de la nature.
« La fleuristerie est un métier d’avenir »
Pour la direction du groupe, la fleuristerie connaît aujourd’hui une véritable dynamique de croissance.
Le marché floral est considéré comme résilient depuis la crise sanitaire du Covid-19. Pendant cette période, les fleuristes avaient d’ailleurs été reconnus comme commerces essentiels.
La demande en végétaux s’est intensifiée avec le développement du télétravail et le besoin croissant de nature dans les logements urbains.
Monceau Fleurs observe également une évolution de sa clientèle. Historiquement majoritairement féminine et senior, elle attire désormais davantage de jeunes consommateurs.
Ces nouveaux clients privilégient souvent des achats différents : bottes de fleurs à composer soi-même, petites plantes d’intérieur ou végétaux destinés aux appartements.
Les hommes restent toutefois très présents lors des temps forts commerciaux, notamment à la Saint-Valentin, période marquée par une fréquentation masculine particulièrement élevée.
Des ateliers familiaux pour sensibiliser les nouvelles générations
Le groupe souhaite désormais aller plus loin dans la sensibilisation environnementale.
Parmi les projets en réflexion figurent des ateliers réunissant parents, enfants et artisans fleuristes autour de la découverte des végétaux et du rôle des pollinisateurs.
L’objectif serait de permettre aux participants de manipuler les plantes, d’apprendre à mieux connaître les fleurs et de comprendre concrètement les mécanismes de la biodiversité.
Pour Monceau Fleurs, ces initiatives doivent contribuer à transmettre une culture du végétal dès le plus jeune âge.
2026 : une nouvelle feuille de route RSE
L’année 2026 s’annonce comme une étape importante pour le groupe. Après une première charte RSE couvrant la période 2021-2025, Emova Group prépare actuellement une nouvelle feuille de route pour les cinq prochaines années.
Cette nouvelle stratégie doit permettre d’accélérer les engagements environnementaux et sociaux de l’entreprise, avec des objectifs chiffrés et des actions renforcées.
Dans cette continuité, Monceau Fleurs confirme déjà sa volonté de poursuivre durablement son implication dans la Semaine des fleurs pour les abeilles.
« Nous allons continuer cette opération encore de nombreuses années avec l’ensemble de nos magasins », affirme Céline Rivals.
Pour l’enseigne, les fleurs ne sont plus seulement un produit de consommation : elles deviennent un vecteur de sensibilisation environnementale et un symbole du retour de la nature au cœur des villes.
Sources :
