
À l’occasion du lancement de la campagne « Semaine des Fleurs pour les Abeilles 2026 », Aline Haeringer, Cheffe de Projet Intelligence Economique chez VALHOR, a présenté plusieurs données illustrant l’engagement croissant des Français prêts à agir en faveur des pollinisateurs et de la biodiversité.
« Les citoyens veulent agir. C’est vraiment une bonne nouvelle », déclare Aline Haeringer. Selon les études dévoilées lors de cette intervention, la disparition progressive des insectes pollinisateurs est désormais une réalité perçue par une large majorité de Français.
Une prise de conscience collective face au déclin de la biodiversité
D’après les chiffres communiqués, 27 % des Français constatent une baisse de la biodiversité et une diminution du nombre d’insectes et de pollinisateurs autour d’eux.
Au-delà de ce constat, près de neuf Français sur dix se déclarent préoccupés par la perte de biodiversité, tandis que plus de quatre Français sur dix affirment être particulièrement inquiets.
« La perte de la biodiversité n’est pas un concept abstrait. C’est quelque chose que les citoyens vivent au quotidien. » souligne Aline Haeringer.
Cette sensibilité concerne l’ensemble de la population, quel que soit le lieu de vie ou le niveau de connaissance des végétaux.
Les chiffres montrent ainsi que 83 % des habitants vivant en appartement se disent préoccupés par le sujet, contre 89 % pour les personnes disposant d’un jardin.
Même constat concernant la connaissance des plantes : débutants, amateurs ou experts affichent pratiquement le même niveau de sensibilité à la question environnementale.
Acheter des plantes devient un acte engagé
Pour VALHOR, cette prise de conscience se traduit désormais dans les comportements de consommation. Selon l’étude présentée, sept consommateurs sur dix prennent en compte le soutien à la biodiversité lorsqu’ils achètent des végétaux.
Avec l’accélération du changement climatique, ce critère est devenu encore plus important pour plus de quatre Français sur dix : « Acheter des plantes, ce n’est plus seulement décorer son jardin ou son balcon. C’est devenu un acte engagé au service de la biodiversité. »
Autre enseignement mis en avant : les espaces privés jouent un rôle majeur dans la protection des pollinisateurs.
Aline Haeringer rappelle que 70 % des espaces urbains sont des espaces privés.
Jardins, cours, balcons et terrasses représentent ainsi un potentiel considérable pour développer des zones favorables aux insectes pollinisateurs.
Des millions de Français disposent d’espaces favorables aux abeilles
Les chiffres avancés montrent qu’environ 17 millions de Français possèdent un espace extérieur privé, avec une surface moyenne proche de 700 mètres carrés.
Par ailleurs, 14 millions de Français disposent d’un balcon ou d’une terrasse : « Chaque micro-espace végétalisé peut faire une vraie différence lorsqu’il est additionné à tous les autres. »
La sensibilisation aux pollinisateurs ne concerne donc pas uniquement les zones rurales ou les réserves naturelles : « Le soutien aux pollinisateurs se fait aussi dans les villes, dans les campagnes et au quotidien. »
Lavande, basilic, pommier : des plantes mellifères déjà très présentes
L’étude révèle également que six millions de foyers français achètent déjà des plantes d’extérieur ornementales possédant des propriétés mellifères. En effet, parmi les végétaux les plus populaires figurent notamment : la lavande, le dahlia, les hellébores ou encore la bruyère.
Concernant les arbres et arbustes fruitiers : le framboisier, le pommier et le citronnier font partie des espèces favorables aux pollinisateurs les plus achetées.
Les plantes aromatiques utilisées dans les potagers, comme le basilic, le thym ou la menthe, contribuent également à nourrir les abeilles.
« Il n’est pas nécessaire de rechercher des espèces rares pour soutenir les pollinisateurs. »
Au total, plus de 200 espèces végétales favorables aux pollinisateurs sont aujourd’hui disponibles pour les particuliers.
Pour Aline Haeringer, la diversité végétale est essentielle afin de fournir du pollen et des ressources alimentaires aux insectes tout au long de l’année.
Une campagne nationale jugée utile et convaincante
La « Semaine des Fleurs pour les Abeilles » bénéficie aujourd’hui d’une forte notoriété.
Selon les chiffres présentés, un Français sur cinq, soit environ 14 millions de personnes, a déjà vu ou entendu parler de cette campagne pédagogique.
L’image de l’opération apparaît particulièrement positive auprès du public.
Ainsi, neuf Français sur dix considèrent la campagne comme sympathique, tandis que 81 % la jugent pédagogique et plus de huit Français sur dix la trouvent claire : « C’est une campagne appréciée, populaire et utile. » précise Aline Haeringer
Par ailleurs, 83 % des Français interrogés estiment que cette initiative est essentielle pour faire face au déclin des pollinisateurs.
Une campagne qui pousse à l’action
Au-delà de la sensibilisation, VALHOR insiste sur l’impact concret de la campagne sur les comportements des consommateurs.
Les résultats présentés montrent que 73 % des personnes interrogées considèrent que l’opération peut avoir un véritable effet positif en faveur des pollinisateurs.
Par ailleurs, 75 % des consommateurs se souvenant de la campagne déclarent avoir été attirés par celle-ci, tandis que 73 % la jugent convaincante.
L’un des chiffres les plus significatifs concerne les achats de plantes mellifères : 35 % des foyers ayant vu la campagne affirment avoir été incités à acheter davantage de végétaux favorables aux abeilles.
« À travers ces chiffres, on voit que l’on passe de la sensibilisation à l’action concrète en faveur des pollinisateurs. » ajoute Aline Haeringer
« Planter pour les pollinisateurs n’est pas un geste symbolique »
Pour conclure son intervention, Aline Haeringer a insisté sur trois enseignements majeurs.
Le premier : les Français sont conscients des enjeux environnementaux et souhaitent agir concrètement.
Le deuxième : chacun peut contribuer à son niveau, quel que soit son espace ou ses connaissances en jardinage.
Le troisième : la Semaine des Fleurs pour les Abeilles apparaît comme un véritable levier de mobilisation collective : « Planter en faveur des pollinisateurs, ce n’est pas un geste symbolique. C’est un geste engagé, collectif, utile et mesurable. »
À travers cette campagne nationale, VALHOR entend ainsi démontrer que chaque balcon, chaque terrasse et chaque jardin peut devenir un refuge précieux pour les abeilles et les autres pollinisateurs.
Sources :
