JOHN DEERE – SOLHEIM CUP 2026 – BERNARDUS GOLF : Chris MEACOCK – Golf and Turf Sales Manager pour le Royaume-Uni et l’Irlande – « À Bernardus, John Deere mise sur l’électrique et le connecté pour la Solheim Cup »
7 min de lecture · 13 vues
Découvrez les coulisses d’un déploiement hors norme : batteries, capteurs et réseau de concessionnaires au chevet du parcours néerlandais. En effet, du 7 au 13 septembre 2026, le Bernardus Golf, niché à Cromvoirt, dans le Brabant-Septentrional, accueille la Solheim Cup, la compétition biennale qui oppose les meilleures golfeuses européennes et américaines. Derrière la pelouse impeccable et les greens millimétrés qui feront le décor de cet événement planétaire, se cache un travail logistique et technologique considérable.
Partenaire officiel de la compétition en matière de matériel de golf, John Deere a détaillé, lors d’une conférence de presse tenue le 27 août 2026, l’ampleur du dispositif déployé. Chris Meacock, Golf and Turf Sales Manager pour le Royaume-Uni et l’Irlande chez John Deere, est revenu sur les aspects de cette opération, entre flotte électrifiée, outils de précision et accompagnement humain.
Un partenariat premium porté par le réseau néerlandais
John Deere n’agit pas seul sur ce chantier. L’entreprise s’appuie sur son concessionnaire officiel aux Pays-Bas, Kraakman BV, spécialiste de la vente, de l’entretien et de la fourniture de matériel pour l’agriculture, les espaces verts, le golf, le BTP et la manutention. Ensemble, les deux partenaires ont mis à disposition du Bernardus Golf un parc impressionnant : cinq tondeuses 2775E, sept unités de la série 8000, douze Gators et cinq unités 225E supplémentaires apportées par le concessionnaire, preuve, selon Chris Meacock, d’un engagement partagé entre le constructeur et son réseau de distribution.
Ce choix d’équipement n’est pas anodin. Le Bernardus Golf, qui a fait l’acquisition de matériel John Deere plus tôt dans l’année, place le développement durable au cœur de sa stratégie. L’enjeu pour l’équipe du club, dirigée par Niall, était clair : disposer d’un matériel livré déjà configuré, facile à prendre en main et immédiatement opérationnel, avec une orientation résolument tournée vers l’électrique.
Une logistique hors norme entre l’Angleterre et les Pays-Bas
L’acheminement de ce parc de machines n’a rien eu d’une formalité. Après une année particulièrement chargée marquée par plusieurs grands rendez-vous du golf européen, les équipes de John Deere ont dû reconfigurer une partie de leur flotte pour l’adapter aux besoins spécifiques de Bernardus. Ce convoi exceptionnel a nécessité plusieurs jours d’ajustement technique avant son arrivée aux Pays-Bas, notamment pour recalibrer les unités de coupe des tondeuses.

Au-delà du matériel, John Deere a également mobilisé des hommes : des techniciens sont venus sur place accompagner le club dans l’optimisation de ses équipements, et un spécialiste restera présent sur le site pendant toute la durée du tournoi pour assurer la maintenance, l’affûtage et le réglage des machines. L’ensemble du dispositif restera en place jusqu’aux 14 et 15 septembre, avant qu’une partie du matériel ne reparte soutenir un autre grand rendez-vous du golf, le BMW PGA Championship à Wentworth.
Le pari de l’électrique et de l’hybride
Le cœur de la présentation portait sur la montée en puissance de la gamme électrifiée de John Deere. La tondeuse de greens 2775E, déjà entrevue par certains observateurs lors d’une présentation antérieure en Allemagne, illustre cette évolution. Bâtie sur la plateforme de la 2750 à moteur diesel, cette machine de 62 pouces embarque une batterie de 14 kWh en lieu et place du moteur thermique et du système hydraulique.
Le vrai défi technique, selon Chris Meacock, n’était pas de remplacer le moteur, mais de conserver la capacité de la machine à épouser les contours du green – un mouvement de 42 degrés au niveau des roues, réparti entre 21 degrés vers le haut et 21 vers le bas, associé à 18 degrés de braquage. Là où un système hydraulique classique laisse la roue « flotter » naturellement, l’électrique imposait de trouver une solution capable de reproduire cette souplesse. John Deere a opté pour un moteur pas à pas couplé à une liaison flexible en Kevlar, une technologie déjà éprouvée dans d’autres divisions du groupe, notamment celle dédiée aux équipements de plantation.
Ce choix répond aussi à une préoccupation très concrète des clubs : pouvoir mélanger machines électriques et thermiques au sein d’une même flotte, sans dérouter les opérateurs. Les commandes et l’ergonomie ont donc été pensées pour rester similaires à celles des versions thermiques. À la clé, une réduction sensible du bruit – un argument de poids pour les parcours situés à proximité d’habitations – et l’absence totale de combustible fossile ou de circuit hydraulique.
La gamme s’étend également aux tondeuses autoportées « walk-behind » 225E, équipées de la même unité de coupe QA5 que la 2775E, et disponibles dans plusieurs largeurs de coupe, dont un format à sept lames spécialement développé pour les greens de départ. Ces machines ont aussi bénéficié d’une refonte de leurs roues de coupe, désormais plus simples à régler et mieux équilibrées pour l’opérateur.
Une flotte connectée, du green au centre d’opérations
Au-delà de la motorisation, c’est la connectivité des machines qui structure aujourd’hui la stratégie de John Deere. Chaque engin est désormais équipé, en standard, d’un modem le reliant au John Deere Operations Center. Cette technologie, initialement développée pour l’agriculture et la construction, s’étend progressivement à l’univers du golf et des espaces verts : d’environ 1 450 machines connectées début 2024, John Deere en revendique aujourd’hui près de 7 000 rien que sur ce segment, sur un total de plus de 700 000 machines connectées à l’échelle du groupe, tous secteurs confondus.
Ce suivi permet notamment de la maintenance prédictive, en repérant des anomalies avant qu’elles ne provoquent une panne, mais aussi un suivi précis de l’usage du carburant et des émissions de carbone, une donnée de plus en plus demandée par les golfs engagés dans des démarches de certification environnementale. Interrogé sur la protection des données, Chris Meacock a tenu à rassurer : les informations collectées restent la propriété exclusive des clients, dans le respect du RGPD, et leur exploitation reste soumise à leur autorisation explicite.

Le dispositif s’appuie également sur le récepteur Starfire et le système d’autoguidage AutoTrac, hérités eux aussi du monde agricole après quinze ans d’utilisation, ainsi que sur des pulvérisateurs GPS capables de couper individuellement chacune de leurs buses pour une application ultra-précise des traitements. Enfin, pour les clubs qui souhaitent aller plus loin dans la gestion opérationnelle, John Deere propose ProGolf, un système sur abonnement qui remplace le traditionnel tableau blanc des tâches du jour par une organisation numérique du travail des équipes, jusqu’au suivi des coûts par opération.
À travers cet accompagnement du Bernardus Golf pour la Solheim Cup 2026, John Deere illustre une stratégie de long terme : faire de la compétition sportive une vitrine grandeur nature de ses technologies électriques et connectées. Loin d’être un simple coup de communication, ce déploiement mobilise un écosystème complet – matériel, réseau de concessionnaires, techniciens et outils numériques – au service d’un objectif partagé avec les clubs : une gestion plus précise, plus silencieuse et plus durable des parcours de golf. Une démonstration grandeur nature qui, selon John Deere, ne fait que commencer, tant la courbe de croissance de ses machines connectées semble promise à s’accélérer dans les années à venir.
Pour en savoir plus : John Deere – Bernardus Golf – Solheim Cum – Kraakman B.V.



