MOVA FRANCE : Podcast du test du robot tondeuse MOVA LiDAX Ultra 1000 avec SecteurVert.com… « Le robot tondeuse sans câble est-il enfin devenu une réalité ? »

MOVA FRANCE : Podcast du test du robot tondeuse MOVA LiDAX Ultra 1000 avec SecteurVert.com… « Le robot tondeuse sans câble est-il enfin devenu une réalité ? »

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John Deere

L’entretien du jardin sans effort fait partie des grands fantasmes de la maison connectée. L’idée est séduisante : sortir un appareil de son carton, le brancher, puis le laisser travailler seul pendant que l’on profite de son temps libre. Dans la maison, cette promesse est déjà largement tenue. Les lave-vaisselle, aspirateurs robots et autres équipements domestiques évoluent dans un environnement maîtrisé : les murs ne bougent pas, le sol reste plat et la météo ne vient jamais compliquer les choses. Mais à l’extérieur, dans le jardin, la réalité a longtemps été bien différente. Pour comprendre si la nouvelle génération de robots tondeuses tient enfin ses promesses, nous avons analysé le MOVA LiDAX Ultra 1000, un modèle qui attire actuellement l’attention du marché.

Pour ce dossier réalisé avec SecteurVert.com, nous avons croisé les données techniques du constructeur, les essais réalisés par la rédaction spécialisée, les analyses indépendantes de NotebookCheck ainsi que de nombreux retours d’utilisateurs publiés sur les forums spécialisés et sur Reddit. Notre objectif : déterminer si l’abandon du célèbre câble périmétrique constitue enfin une véritable avancée.

 « Pendant vingt ans, le câble périmétrique a été le passage obligé » – Pourquoi les premiers robots tondeuses étaient-ils si contraignants à installer ?

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Parce qu’ils avaient besoin d’une frontière invisible. Cette limite était matérialisée par un câble enterré tout autour du terrain. Traversé par un faible courant électrique, celui-ci créait un champ magnétique détecté par le robot.

Le système était fiable, mais extrêmement rigide.

La moindre coupure causée par une racine, un rongeur ou un simple coup de bêche pouvait interrompre le fonctionnement de l’installation. Dès lors, le robot refusait souvent de quitter sa station de charge.

Pour beaucoup d’utilisateurs, l’installation initiale représentait plusieurs heures, voire plusieurs jours de travail.

■ Le GPS RTK : une première réponse, mais pas parfaite – Les fabricants ont ensuite misé sur le GPS haute précision. Pourquoi ?

Les systèmes RTK (Real Time Kinematic) permettent d’obtenir une précision centimétrique grâce à une antenne installée sur la propriété.

Cette technologie équipe notamment plusieurs modèles concurrents comme le Segway Navimow ou le Mammotion Luba.

Cependant, elle présente une faiblesse bien connue : les perturbations du signal satellite.

Les grands arbres, les murs, les haies denses ou certaines configurations de terrain peuvent provoquer des réflexions du signal, appelées « erreurs de trajets multiples ». Résultat : le robot perd momentanément sa position et peut s’arrêter par sécurité.

■ La stratégie de MOVA : oublier les satellites et regarder le jardin – Quelle est l’approche retenue par MOVA ?

Le constructeur a choisi une philosophie différente avec sa technologie UltraView 2.0.

Ici, pas d’antenne RTK ni de dépendance aux satellites. Le robot s’appuie sur un capteur LiDAR 3D à 360 degrés associé à une caméra intelligente alimentée par l’intelligence artificielle.

Concrètement, l’installation devient beaucoup plus simple :

  • aucune gaine à enterrer ;
  • aucune antenne à positionner ;
  • une cartographie réalisée directement depuis l’application mobile ;
  • un guidage du robot grâce à un joystick virtuel.

Selon nos essais, la prise en main complète peut être réalisée en une vingtaine de minutes.

 

■ Comment fonctionne réellement le LiDAR ?

Le LiDAR (Light Detection And Ranging) émet plusieurs milliers d’impulsions laser invisibles par seconde.

Le système mesure ensuite le temps nécessaire à la lumière pour revenir après avoir rencontré un obstacle. Cette technique permet de construire en permanence une représentation tridimensionnelle extrêmement précise du terrain.

L’un des grands avantages du LiDAR est son indépendance vis-à-vis de la lumière ambiante.

Contrairement à une caméra classique, il fonctionne aussi bien en plein soleil qu’à la tombée de la nuit.

■ Est-ce dangereux ?

Non. Les capteurs utilisés dans ce type d’appareil relèvent de la classe 1, la catégorie la plus sûre pour le grand public. Ils sont conçus pour être sans danger pour les humains comme pour les animaux domestiques.

■ Une tonte plus intelligente et plus efficace ?

Pendant longtemps, les robots tondeuses fonctionnaient selon un principe aléatoire : avancer jusqu’à rencontrer un obstacle, changer de direction puis recommencer.

Cette méthode finissait par couvrir l’ensemble du terrain, mais au prix d’un temps de fonctionnement important.

Grâce à sa cartographie permanente, le MOVA LiDAX Ultra 1000 adopte une approche beaucoup plus rationnelle.

Il travaille en bandes parallèles, comme un jardinier professionnel, ce qui améliore significativement l’efficacité de la tonte.

Selon le constructeur, il peut couvrir entre 800 et 1 200 m² en 24 heures.

■ Une hauteur de coupe pensée pour les nouvelles contraintes climatiques !

Parmi les fonctions les plus intéressantes figure le réglage motorisé de la hauteur de coupe.

Depuis l’application, l’utilisateur peut ajuster la hauteur sans intervenir physiquement sur la machine.

Cette fonctionnalité prend tout son sens lors des épisodes de sécheresse.

Une pelouse maintenue trop courte souffre davantage du manque d’eau et des fortes chaleurs. À l’inverse, une herbe plus haute crée un microclimat favorable, protège le sol et limite l’évaporation.

Une approche particulièrement pertinente dans le contexte des étés de plus en plus chauds observés en Europe.

■ Le problème des bordures enfin résolu ?

L’une des critiques historiques adressées aux robots tondeuses concerne les bordures.

Pour respecter les normes de sécurité, les lames sont positionnées à distance de la carrosserie. Résultat : une bande d’herbe reste souvent intacte le long des murs et des allées.

MOVA répond à cette problématique avec son système Ultra Trim 1.0.

Le plateau de coupe est monté sur un mécanisme mobile capable de se décaler latéralement lorsque le robot longe un obstacle.

Selon le fabricant, cette technologie permet d’approcher les lames à moins de 5 cm des bordures et de réduire considérablement le recours au coupe-bordure manuel.

■ Une intelligence artificielle capable d’identifier plus de 300 obstacles…

Le LiDAR n’est pas seul à bord.

Une caméra associée à un système de reconnaissance d’images permet au robot d’identifier une grande variété d’objets présents dans le jardin.

Lors des essais réalisés par NotebookCheck, le robot a démontré sa capacité à détecter et contourner différents obstacles tels que :

  • jouets ;
  • ballons ;
  • mobilier de jardin ;
  • petits objets oubliés sur la pelouse.

L’objectif est simple : éviter les collisions et préserver aussi bien les équipements du jardin que le robot lui-même.

■ Pourquoi certains utilisateurs franchissent le pas ?

Au-delà de l’aspect technologique, de nombreux propriétaires justifient leur achat par un raisonnement économique.

Sur Reddit, plusieurs témoignages expliquent que le coût croissant des prestations de tonte ou du temps consacré à l’entretien du jardin a rendu l’investissement rentable en seulement deux saisons.

Autres arguments régulièrement cités :

  • le très faible niveau sonore ;
  • l’autonomie élevée ;
  • la recharge rapide ;
  • la suppression de la corvée hebdomadaire.

Avec moins de 60 dB en fonctionnement, le robot reste plus discret qu’une conversation normale.

■ Les limites du MOVA LiDAX Ultra 1000

Aucun produit n’est parfait.

Les principales critiques concernent les terrains difficiles.

Le LiDAX Ultra 1000 utilise une architecture à propulsion arrière : deux grandes roues motrices à l’arrière et deux roues folles à l’avant.

Sur un terrain ferme, cette configuration fonctionne correctement.

En revanche, lorsque le sol devient meuble, boueux ou fortement accidenté, certains utilisateurs rapportent des difficultés de franchissement.

Dans ces situations, les petites roues avant peuvent s’enfoncer ou se bloquer, entraînant parfois un patinage des roues motrices.

Les modèles équipés d’une transmission intégrale, comme certaines versions supérieures de la gamme ou certains concurrents, se montrent généralement plus performants sur ce type de terrain, mais à un coût nettement supérieur.

■ Les conseils des experts pour réussir son installation

Les spécialistes de SecteurVert.com recommandent plusieurs bonnes pratiques :

  1. Tondre une dernière fois la pelouse avant la cartographie initiale.
  2. Nettoyer les feuilles mortes et les obstacles inutiles.
  3. Créer différentes zones de tonte dans l’application.
  4. Définir des couloirs de circulation entre les espaces.
  5. Ajuster progressivement les paramètres de détection des obstacles.

Ces quelques réglages permettent souvent d’améliorer significativement les performances du robot au quotidien.

■ Attention à la biodiversité

Un point mérite une attention particulière…

Même si le robot peut fonctionner de nuit, les associations de protection de la nature déconseillent fortement cette pratique.

Les hérissons, amphibiens et autres petits animaux sont particulièrement actifs après le coucher du soleil.

Or, face à un danger, certains animaux comme le hérisson adoptent une stratégie d’immobilisation plutôt que de fuite.

Pour limiter les risques, il est recommandé de programmer les tontes en journée, idéalement entre 10 h et 17 h.

■ Verdict : une nouvelle étape dans l’évolution du robot tondeuse

Le MOVA LiDAX Ultra 1000 symbolise l’arrivée à maturité d’une nouvelle génération de robots tondeuses.

L’abandon du câble périmétrique, la cartographie LiDAR, la gestion intelligente des obstacles et la simplicité d’installation constituent de véritables avancées.

Pour les jardins de taille moyenne présentant peu de difficultés particulières, le gain de confort apparaît considérable.

Le propriétaire n’est plus un utilisateur qui pousse une machine ; il devient le gestionnaire d’un équipement autonome qu’il supervise depuis son smartphone.

Reste une question plus large :

À mesure que ces appareils cartographient nos jardins avec une précision centimétrique, accumulant chaque jour davantage de données spatiales, une interrogation émerge : qui connaît aujourd’hui le mieux notre espace privé ?

Le jardinier qui y passe ses week-ends ou la machine qui l’analyse en permanence ?

Une réflexion qui accompagnera sans doute la prochaine étape de la maison connectée.

Plus d’info sur : MOVA

©2026 SecteurVert.com

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Alexis Aziza

Fondateur et rédacteur en chef de Secteur-Vert.com, le média de référence du jardin et des espaces verts.

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