SALON DU VEGETAL 2026 à ANGERS : Concours Innovert® – l’innovation végétale à l’heure de la résilience
12 min de lecture · 18 vues
Résister au climat, préserver les ressources, faciliter le travail des professionnels, séduire de nouveaux consommateurs : en 2026, l’innovation dans la filière végétale change d’échelle. À Angers, le Concours Innovert® met en lumière 17 solutions qui dessinent un secteur à la fois plus durable, plus performant et plus attentif aux nouveaux usages.
Le végétal entre dans une nouvelle ère
Il ne suffit plus de produire davantage. Il faut désormais produire autrement.
Face au changement climatique, à la pression croissante des maladies, à la nécessité de réduire l’empreinte environnementale des activités et à l’évolution des comportements des consommateurs, la filière végétale est engagée dans une profonde transformation.
Cette mutation se lit particulièrement bien à travers le palmarès 2026 du Concours Innovert®, dont le jury final s’est réuni le 25 juin à Angers.
Sur les 48 solutions candidates, 33 avaient été nominées. Au terme de la sélection, 17 innovations ont finalement intégré le palmarès. Elles témoignent d’une filière qui ne se contente pas de s’adapter : elle cherche activement à anticiper les usages et les contraintes de demain.
Réuni autour d’experts du végétal, de la distribution, du paysage et de la recherche, le jury a distingué des solutions répondant à plusieurs défis majeurs : adaptation au climat, transition écologique, performance de la production, nouveaux usages, valorisation des végétaux et évolution de l’expérience consommateur.
Un constat se dégage du palmarès : l’innovation végétale n’est plus seulement une affaire de nouveauté. Elle devient une réponse concrète aux mutations économiques, environnementales et sociétales.
Des plantes capables de relever les défis du climat
La première catégorie du concours, consacrée à l’innovation variétale, illustre particulièrement cette évolution.
Les nouvelles variétés doivent désormais conjuguer qualités esthétiques, résistance et capacité d’adaptation. Elles sont appelées à supporter des conditions climatiques plus difficiles, à mieux résister aux maladies et à répondre à des espaces de plantation toujours plus contraints.
Le pêcher qui résiste à la cloque
Le Prix Or revient ainsi au Prunus persica GOLDEN CAESAR®, développé par Hortival Diffusion / Alliance SCP (Silence, ça pousse !).
Sa particularité est de taille : cette variété se positionne comme la première totalement résistante à la cloque du pêcher, avec un essai du CTIFL à l’appui.
Une innovation qui répond directement à une problématique rencontrée aussi bien par les professionnels que par les particuliers.
Des végétaux conçus pour les conditions difficiles
Parmi les Prix Argent, le rosier couvre-sol NAPI®, de VERDIA, se distingue par une combinaison particulièrement adaptée aux nouveaux enjeux du paysage. Il offre une couverture dense du sol et présente une résistance aux maladies, à la sécheresse et à l’air salin, tout en limitant le développement des herbes.
Autrement dit, une variété pensée non seulement pour être belle, mais aussi pour être plus robuste et plus fonctionnelle.
Le Hydrangea macrophylla x serrata BLACK VELVET® ‘DARBI’, des Pépinières Renault, mise quant à lui sur un feuillage noir associé à des fleurs blanches et rouges. Une proposition particulièrement adaptée aux petits espaces, où le végétal doit produire un effet visuel fort sans occuper de grandes surfaces.
Le Pelargonium Calliope® Landscape Rock’n Rose, signé Syngenta Flowers, joue lui aussi la carte de la singularité avec une couleur inédite, des fleurs volumineuses et un contraste marqué avec le feuillage.
Des jardins plus petits, des contraintes plus fortes
L’innovation variétale s’adapte également à la transformation de nos espaces de vie.
Le Malus x LE PHARE® ‘RS-KRC’, des Pépinières Charentaises, a ainsi été conçu avec une largeur limitée pour répondre au marché des petits jardins. Son feuillage pourpre renforce son intérêt décoratif, tandis que ses caractéristiques ouvrent également des perspectives pour l’aménagement paysager public et la végétalisation d’espaces contraints.
Le Jasminum mesnyi GOLD TOUCH® ‘CLDO’, édité par Sapho et produit et mis en avant par les Pépinières Travers, se distingue pour sa part par son feuillage panaché jaune et vert et ses grosses fleurs jaunes.
Enfin, la gamme de platanes ENDURA®, de SAPHO, répond à une préoccupation sanitaire majeure : le chancre coloré. Accessible dès le stade de jeune plant, elle représente, selon le jury, une opportunité pour renforcer la gamme disponible et contribuer à la sauvegarde et au développement du platane au cœur du patrimoine arboré français.
Derrière ces variétés très différentes se dessine une même tendance : le végétal doit désormais être capable de s’adapter à son environnement sans renoncer à ses qualités ornementales.
Quand l’innovation rencontre le consommateur
L’autre grande évolution du secteur se joue dans la manière de présenter, vendre et utiliser les végétaux.
La catégorie consacrée aux nouveautés commerciales, concepts marketing, solutions de mise en marché et de valorisation des végétaux révèle une volonté de renouveler l’expérience du consommateur.
Le Prix Argent revient aux tableaux végétaux d’Artena Vegetal, qui associent décoration et performance acoustique. Ces panneaux végétaux vivants s’adressent aussi bien aux particuliers qu’aux espaces professionnels, notamment les restaurants ou les espaces de coworking.
Le dispositif technique, présenté comme simple d’utilisation, permet par ailleurs une véritable croissance des végétaux d’intérieur.
Donner envie de jardiner autrement
Deux Prix Bronze illustrent cette recherche d’une expérience plus attractive.
La sauge MALABAR®, proposée par CERDYS SAS, a été pensée comme un véritable concept marketing : nom, couleur, pot et étiquette participent à une identité destinée à attirer le regard des consommateurs. Le concept rencontre déjà un engouement sur les points de vente.
Avec MON BAR À COMPO, Kerisnel SICA s’attaque quant à lui à l’univers des compositions de jardinières, actuellement en perte de vitesse. Le concept accompagne le consommateur dans le choix de plantes d’automne adaptées à sa jardinière ou à sa coupe, tout en proposant une mise en scène attractive en rayon.
L’objectif est finalement simple : rendre le végétal plus désirable, plus accessible et plus facile à adopter.
Une filière qui cherche aussi à travailler mieux
L’innovation ne concerne pas uniquement le produit final. Elle transforme également les coulisses de la production, de la distribution et de l’usage des végétaux.
La catégorie consacrée aux produits et services pour la commercialisation et/ou l’usage des végétaux concentre plusieurs innovations destinées à simplifier le travail, réduire les coûts ou limiter l’impact environnemental. Le jury a d’ailleurs particulièrement salué cette catégorie, considérant que les solutions présentées apportent des réponses concrètes aux défis économiques, environnementaux et sociétaux auxquels les entreprises du secteur sont confrontées.
Moins de poids, moins de carbone, plus d’efficacité
Deux Prix Or témoignent de cette volonté.
Le Gel Basewell®, développé par Ducrettet SAS, propose un nouveau concept de boutures conditionnées dans un gel spécifique permettant un développement racinaire visible. Les boutures sont ainsi prêtes à être repiquées tout en conservant un bon état hydrique.
Pour le producteur, le bénéfice est double : un gain de temps grâce aux boutures pré-racinées et une réduction du poids transporté, permettant des économies logistiques.
Chez Smithers Oasis, OASIS® Renewal™ Floral Foam prend une autre direction : celle de la réduction de l’impact environnemental. Cette mousse florale est annoncée comme étant à 80 % d’origine végétale, certifiée « OK Biobased » 4 étoiles, et permettrait de réduire de 56 % l’empreinte carbone par rapport à une mousse conventionnelle.
Deux Prix Argent complètent ce volet : la fourche électrique de distançage MINIJACK, des ETS JOLLY, conçue pour être peu encombrante et adaptée à la plupart des serres, ainsi que Synfoplant®, de Synfolia, qui remplace le godet plastique par une plaque réutilisable et empilable accueillant 24 mottes entourées de papier dégradable.
Enfin, le Sac NOMAD, de Clayrton’s, propose une solution réutilisable pour transporter des bouquets de fleurs, notamment en vélo ou en trottinette. Avec un prix annoncé autour d’un euro, il cherche aussi à lever certains freins à l’achat.
Le numérique au service des arbres et des paysagistes
La transformation numérique gagne également le paysage.
Le Prix Argent de la catégorie consacrée aux produits, services et dispositifs pour l’aménagement paysager revient à Boom, une application développée par Aubépine.
Son principe : faciliter la collecte et le partage des informations sur les arbres grâce à une carte partagée. L’outil associe nouvelles technologies et expertise des agents de terrain pour mieux gérer le patrimoine arboré.
En rassemblant des données liées à l’environnement, au budget, à la réglementation locale ou encore à l’aménagement, l’application vise à réduire les coûts et à optimiser la préservation des arbres. Elle permet également de mutualiser les informations au bénéfice de la recherche publique.
Le Prix Bronze revient à AdomSAP, une plateforme de services à la personne intégrant de l’intelligence artificielle pour simplifier certaines tâches administratives des paysagistes : devis, facturation ou encore prise de rendez-vous.
Une réponse particulièrement intéressante pour les petites structures, notamment les auto-entrepreneurs et les TPE.
Trois grandes tendances se dessinent
À travers les 17 lauréats, le Concours Innovert® fait apparaître une cartographie assez précise des transformations à l’œuvre dans la filière.
Première tendance : produire de manière plus responsable
Les innovations cherchent à réduire les impacts environnementaux et à accompagner une filière plus éco-responsable. La mousse florale OASIS® Renewal™ ou la plaque réutilisable Synfoplant® en sont deux illustrations particulièrement représentatives.
Deuxième tendance : un végétal qui s’adapte
Résistance aux températures extrêmes, lutte contre les maladies, adaptation aux petits espaces : les végétaux eux-mêmes évoluent pour répondre à des environnements nouveaux.
Le rosier NAPI®, le pêcher GOLDEN CAESAR® ou encore la gamme de platanes ENDURA® incarnent cette volonté de développer des plantes plus résistantes. Le pommier d’ornement LE PHARE®, avec son format adapté aux espaces réduits, répond quant à lui à une autre contrainte très contemporaine : la raréfaction de l’espace disponible.
Troisième tendance : rendre le végétal plus désirable
Enfin, l’innovation cherche à rapprocher le végétal du consommateur.
L’esthétique demeure essentielle, mais elle s’accompagne désormais de nouveaux concepts destinés à simplifier l’usage et à stimuler l’envie : tableaux végétaux, sauge pensée comme une véritable marque, compositions de jardinières ou encore solution de transport des bouquets.
Résilience, performance, expérience : trois mots qui résument assez bien la nouvelle équation du végétal.
Une filière qui pèse lourd dans l’économie
Derrière ces innovations se trouve une filière française loin d’être marginale.
Selon les chiffres communiqués par Valhor, elle rassemble 205 497 professionnels et représente un chiffre d’affaires global de 16,1 milliards d’euros, en incluant production, produits et services.
La répartition des entreprises souligne par ailleurs le poids du paysage dans cet écosystème : 6 % des entreprises interviennent dans la production, 33 % dans la commercialisation et 61 % dans les activités du paysage.
Le Salon du Végétal 2026 devrait donner une visibilité particulière à cette dynamique.
Plus de 8 000 visiteurs, près de 300 exposants et plus de 60 conférences, tables rondes et forums sont attendus à Angers du 15 au 17 septembre.
Angers, trois jours pour découvrir le végétal de demain
Les 17 lauréats et les nominés du Concours Innovert® seront présentés pendant le Salon du Végétal. Identifiables grâce à un marquage spécifique sur les stands et sur le plan du salon, les innovations seront également exposées dans l’espace Innovert® du Cœur Végétal.
La remise des prix aura lieu mercredi 16 septembre à 12 heures, à La Serre.
Au-delà du palmarès, le rendez-vous entend montrer une filière en mouvement : une filière qui cherche à réduire son empreinte, à améliorer ses outils, à faire évoluer ses pratiques et à imaginer des végétaux capables de répondre aux contraintes d’un monde en transformation.
L’innovation, nouvelle racine du végétal
Ce que raconte le palmarès Innovert® 2026 dépasse finalement la simple succession de nouveautés.
Il dessine le portrait d’une filière qui apprend à composer avec un environnement plus exigeant. Des plantes résistantes aux maladies ou à la sécheresse aux outils numériques de gestion du patrimoine arboré, des solutions de production plus efficaces aux nouveaux concepts destinés aux consommateurs, l’innovation s’infiltre désormais à tous les niveaux.
Et c’est peut-être là le signe le plus intéressant : le végétal n’est plus seulement une matière à produire ou un produit à vendre. Il devient un terrain d’innovation à part entière.
Une innovation qui doit simultanément répondre aux impératifs climatiques, économiques et environnementaux, sans perdre ce qui fait depuis toujours son attrait : la beauté, l’émotion et le plaisir de faire entrer le vivant dans nos espaces.
À Angers, du 15 au 17 septembre, le Salon du Végétal donnera à voir cette nouvelle génération de solutions.
Une génération qui ne cherche pas seulement à inventer le végétal de demain. Elle cherche à inventer la manière dont nous allons continuer à vivre avec lui.
A propos du Salon Du Végétal :
● + de 8 000 visiteurs attendus
● Près de 300 exposants attendus
● + de 60 conférences, tables rondes, forums
● Végétal & Solutions
● Business Durable & Performant
● Transition & Impact
● Parc des Expositions d’Angers 15, 16 et 17 septembre 2026
Pour en savoir plus :
● Salon du Végétal 2026
● Exposants
● Programme
● Badge visiteur gratuit




