SALON DU VEGETAL 2026 à ANGERS : Le grand retour du végétal, à condition de savoir ce que veulent les Français
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Alors que le marché du végétal marque le pas, les Français ne semblent pas pour autant se détourner des plantes. Ils achètent autrement, avec davantage de discernement, et cherchent de plus en plus à donner du sens à leurs pratiques. À Angers, le Salon du Végétal 2026 entend décrypter cette nouvelle donne et placer le « sourcing » au cœur des stratégies de la filière.
Les Français aiment toujours les plantes. Mais ils les choisissent autrement.
Il y a, dans le rapport des Français au végétal, un paradoxe qui mérite d’être observé de près.
D’un côté, le végétal demeure profondément ancré dans les habitudes. Sept foyers français sur dix achètent au moins un végétal chaque année. Avec un chiffre d’affaires global de 16,1 milliards d’euros, la filière reste ainsi l’un des marchés importants de la grande consommation.
De l’autre, le marché connaît un ralentissement. Sur les neuf premiers mois de 2025, les volumes ont reculé de 3 %, tandis que la valeur diminuait de 8 %, selon les données de VALHOR citées par le Salon du Végétal. Faut-il y voir un désamour ? Pas nécessairement.
Le signal envoyé par ces chiffres est peut-être plus subtil : le consommateur ne renonce pas au végétal, mais il devient plus sélectif. Il s’intéresse davantage à l’origine des produits, à leur utilité et à la cohérence de ses achats.
Produire soi-même. Cultiver un potager. Végétaliser un balcon. Retrouver un contact avec la nature, jusque dans les espaces urbains. Autant de pratiques qui témoignent moins d’un recul de l’intérêt pour le végétal que d’une transformation des attentes.
Un marché qui se transforme plutôt qu’il ne disparaît
Pour les professionnels, la question est désormais aussi simple que stratégique : comment continuer à vendre du végétal lorsque le marché se contracte et que les critères d’achat évoluent ?
Fleuristes, jardineries, producteurs détaillants et acteurs du commerce en ligne doivent composer avec un consommateur plus attentif, mais aussi avec une concurrence accrue et de nouveaux comportements d’achat.
Dans ce contexte, le sourcing devient un enjeu central. Trouver les bons végétaux, identifier les nouveautés pertinentes, comprendre les attentes émergentes, diversifier son offre ou, au contraire, affirmer une spécialisation : le choix de l’assortiment devient un véritable outil de différenciation.
C’est précisément cette mutation que le Salon du Végétal, qui se tiendra à Angers du 15 au 17 septembre 2026, entend décrypter. Rendez-vous biennal de la filière, le salon réunira les acteurs d’un secteur qui représente 16,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Trois études pour comprendre ce que les consommateurs attendent vraiment
Pour prendre le pouls du marché, encore faut-il disposer de données solides. Le Salon du Végétal proposera justement la restitution de trois programmes de recherche consacrés aux comportements des consommateurs de végétaux.
Le premier est porté par l’UMT STRATège, avec ASTREDHOR, l’Institut Technique de l’Horticulture. Il présentera les résultats d’un programme de cinq ans consacré aux usages des produits horticoles et aux expériences recherchées par le consommateur urbain.
Le deuxième éclairage viendra de Promojardin – Prom’animal, association de promotion des univers du jardin, qui apportera les chiffres clés du marché du jardin et du végétal, avec un focus particulier sur le potager.
Enfin, la SEMAE, interprofession des semences et des plants, présentera ses travaux consacrés aux usages et aux comportements des jardiniers amateurs.
Trois études, trois angles et, derrière elles, une même ambition : sortir des intuitions pour donner aux professionnels des éléments factuels capables d’éclairer leurs décisions d’achat et leur positionnement.
De l’observation à l’anticipation
Mais comprendre le consommateur d’aujourd’hui ne suffit plus. Dans un marché en mutation, il faut aussi tenter d’imaginer celui de demain. C’est le rôle de la prospective.
Manuel Rucar, du cabinet Chlorosphère, spécialisé dans les tendances du végétal, animera ainsi une conférence consacrée à l’anticipation des évolutions de consommation du grand public. Un exercice particulièrement précieux pour une filière confrontée à des changements rapides : nouvelles habitudes, nouvelles attentes, nouvelles façons d’acheter et de consommer.
Une table ronde prolongera la réflexion en s’intéressant aux nouveaux modèles économiques de la production végétale. Nouveaux circuits de distribution, e-commerce, diversification ou encore pratiques empruntées à d’autres univers du retail : producteurs et distributeurs sont invités à regarder au-delà des modèles traditionnels.
Car dans ce nouvel environnement, la question n’est plus uniquement de savoir quoi vendre, mais aussi comment le vendre et à qui.
300 exposants pour retrouver le végétal à la source
La réflexion stratégique se prolongera naturellement sur le terrain. Parmi les quelque 300 exposants attendus au Salon du Végétal, près de la moitié proposeront une offre structurée spécifiquement pour répondre aux besoins des distributeurs et des commerçants.
Agrumes, arbres, arbustes, fruitiers, plantes à massif, plantes fleuries, fleurs coupées : la diversité de l’offre doit permettre aux acheteurs professionnels de travailler aussi bien leur profondeur de gamme que leur complément d’assortiment ou leur spécialisation.
Mais le salon offre surtout la possibilité de revenir à l’essentiel : rencontrer directement les producteurs et construire son sourcing au contact de ceux qui font le végétal.
Trois parcours pour mieux repérer les pépites
Dans une offre aussi vaste, encore faut-il pouvoir se repérer. Le salon proposera trois parcours thématiques destinés à guider les visiteurs.
■ Innovert® : repérer les innovations
Le parcours Innovert® permettra d’identifier les innovations répondant aux évolutions du marché et aux nouveaux enjeux environnementaux.
L’innovation y apparaît comme un révélateur des transformations de la filière : végétaux plus adaptés, nouvelles solutions techniques, nouveaux usages ou nouvelles manières de valoriser le produit.
■ Pépites : jouer la carte de la différence
Le parcours Pépites s’intéressera aux nouveautés, raretés et exclusivités végétales.
Dans un contexte où la différenciation devient déterminante pour les points de vente, ces végétaux peuvent offrir une manière immédiate de renouveler une offre et de sortir des assortiments trop standardisés.
■ Fleurs de France : répondre à la demande de traçabilité
Le troisième parcours, Fleurs de France, mettra en avant une production française labellisée.
Un choix qui répond à une attente de plus en plus présente : savoir d’où vient ce que l’on achète et privilégier, lorsque cela est possible, des productions relocalisées. La traçabilité devient ainsi elle aussi un élément de valeur.
Le point de vente devient un écosystème
Le végétal ne constitue toutefois qu’une partie de l’équation commerciale. Autour des plantes se développe tout un univers de produits et de services destinés à enrichir l’expérience d’achat et à faciliter le travail des professionnels.
Contenants et pots, solutions numériques et logiciels, emballages et conditionnements, produits de traitement et de soin du végétal, accessoires de fleuristerie : le Salon du Végétal entend réunir cet écosystème en un même lieu.
Une évolution révélatrice du marché : aujourd’hui, vendre une plante ne consiste plus seulement à présenter un produit sur une étagère. Il faut aussi penser son contenant, son information, son entretien, son transport, sa mise en scène et, plus largement, l’expérience proposée au consommateur.
Derrière les plantes, une filière économique majeure
Cette transformation concerne un secteur dont le poids économique est loin d’être négligeable. La filière horticole rassemble 205 497 professionnels et représente 16,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires, production, produits et services confondus.
Elle se caractérise également par une forte présence des entreprises du paysage, qui représentent 61 % des entreprises de la filière, contre 33 % pour la commercialisation et 6 % pour la production. Ces chiffres donnent une autre dimension aux enjeux abordés à Angers.
Derrière les tendances de consommation se jouent des choix industriels, commerciaux et territoriaux. Derrière chaque évolution du comportement des consommateurs, ce sont des producteurs, des distributeurs, des fleuristes et des professionnels du paysage qui doivent ajuster leurs modèles.
Angers, rendez-vous d’une filière en pleine mutation
Pour son édition 2026, le Salon du Végétal attend plus de 8 000 visiteurs, près de 300 exposants et plus de 60 conférences, tables rondes et forums. Trois grands axes structurent l’événement : Végétal & Solutions, Business Durable & Performant, Transition & Impact.
Des thématiques qui résument assez bien la nouvelle équation de la filière : proposer du végétal, certes, mais un végétal capable de répondre à la fois aux impératifs économiques, aux attentes des consommateurs et aux transformations environnementales.
Le végétal n’a pas dit son dernier mot
Les chiffres du marché pourraient donner l’impression d’un secteur en perte de vitesse. Ils racontent en réalité une histoire plus nuancée.
Oui, les volumes et la valeur ont reculé sur les neuf premiers mois de 2025. Mais avec 70 % des foyers français qui achètent chaque année au moins un végétal, l’attachement demeure profondément installé. Ce qui change, c’est la manière de consommer.
Le Français veut davantage comprendre, choisir, cultiver, personnaliser. Il regarde l’origine, cherche de la nouveauté, s’intéresse au potager et veut parfois retrouver, dans un balcon ou un jardin, une relation plus directe avec la nature. Pour la filière, cette évolution constitue moins une menace qu’une invitation à se réinventer.
Le défi sera désormais de savoir écouter ces nouveaux usages, d’anticiper les prochaines tendances et de construire une offre à la fois désirable, pertinente et cohérente.
À Angers, du 15 au 17 septembre 2026, le Salon du Végétal se donne précisément pour mission de réunir les pièces de ce nouveau puzzle : les consommateurs et leurs attentes, les producteurs et leur offre, les innovations, les nouveaux modèles commerciaux et les solutions qui permettent de mieux valoriser le végétal.
Car le marché ne demande peut-être pas moins de végétal. Il demande simplement un végétal qui ait davantage de sens.
A propos du Salon Du Végétal :
● + de 8 000 visiteurs attendus
● Près de 300 exposants attendus
● + de 60 conférences, tables rondes, forums
● Végétal & Solutions
● Business Durable & Performant
● Transition & Impact
● Parc des Expositions d’Angers 15, 16 et 17 septembre 2026
Pour en savoir plus :
● Salon du Végétal 2026
● Exposants
● Programme
● Badge visiteur gratuit




