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Union pour la Protection des Jardins et Espaces Publics : Interview de Jacques MY, Directeur Général de l’UPJ à propos de deux décisions prises en février 2017 en matière d'utilisation des produits phytosanitaires

thumb_UPJ-JACQUES-MY-2017-Interview-Utilisation-Produits-Phytosanitaires_2Scoop SecteurVert.com ! Découvrez en avant-première, l'interview de Jacques MY, Directeur Général de l’UPJ, qui a accepté de répondre à nos questions, le 21 février 2017, à propos de deux décisions importantes qui viennent d'être prises, il y a quelques jours seulement, au cours de ce même mois de février 2017, en matière d'utilisation des produits phytosanitaires et ce, dans le cadre de la proposition de loi dite FAURE-POTIER (ndlr : Proposition de loi relative à la lutte contre l'accaparement des terres agricoles et au développement du biocontrôle, adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la Constitution par le Sénat le 15 février 2017). Car dans cette loi, il y avait en effet un deuxième volet, au-delà de l'accaparement des terres : un volet sur le biocontrôle et la protection des plantes...

SecteurVert.com : Deux décisions importantes viennent d'être prises en matière d'utilisation des produits phytosanitaires; de quoi s'agit-il ?

Jacques My : En effet, la semaine dernière la proposition de loi FAURE-POTIER (ndlr : Olivier Faure, Député de Seine-et-Marne, 11e circonscription ; Dominique Potier, Député de Meurthe-et-Moselle, 5e circonscription), qui est une loi qui concernait l'accaparement des terres agricoles a été votée (ndlr : Proposition de loi relative à la lutte contre l'accaparement des terres agricoles et au développement du biocontrôle, adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la Constitution par le Sénat le 15 février 2017). Dans cette loi il y avait deuxième volet, au-delà de l'accaparement des terres ; c'était un volet sur le biocontrôle et la protection des plantes. Et donc il y a eu deux articles qui nous concernent directement, l'article 8 et l'article 9.

L'article 8, il ouvre la possibilité pour les collectivités locales qui étaient frappées d'une interdiction d'utilisation des produits Phyto classiques -dans les parcs, jardins et promenades- d'avoir de nouveau recours aux produits, à ce type de produit chimique, quand les solutions de biocontrôle n'existent pas, dans le cas d'un problème phytosanitaire qui mettrait en péril l'espèce. Le cas emblématique, c'est la maladie du dépérissement du buis.

En effet sur le buis, on est très bien armé au niveau du biocontrôle pour lutter contre la pyrale, mais contre les maladies du dépérissement on n’a pas d'autre solution actuellement que d'appliquer des fongicides de synthèse -essentiellement des triazoles- en préventif. Ceci était interdit par la loi Labbé, cela grâce à l'amendement proposé par le sénateur rapporteur Gremillet (Daniel Gremillet, Sénateur des Vosges - Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine) et adoubé finalement par l'Assemblée Nationale ; et bien on va de nouveau pouvoir utiliser des produits, dans le cas de la survie des espèces.

Le buis est un exemple mais il n'y a pas que le buis qui est concerné puisque l'on fait référence à l'article 251.1 du code rural : chaque fois qu'il aura un problème non résolu, on pourra avoir recours aux produits classiques, au niveau des collectivités locales.

SecteurVert.com : Ce traitement est préventif ou bien curatif ?

Jacques My : Ce traitement est actuellement préventif, au niveau des maladies du dépérissement du buis . En fait, il y a deux champignons qui sont concernés, c'est pour cela que je dis : « les maladies du dépérissement du buis ». Et bien, ce sont des traitements préventifs dans ces zones concernées.

Alors Effectivement, c'est essentiellement dans le nord de France, parce qu'on écoute parfois dire des gens dans le sud : « Ah, mais les maladies du buis, il suffit de mettre un petit peu de tel ou tel jus de plante et on n'a pas de maladie »… c'est parce que simplement l'inoculum n'est pas là. Quand l'inoculum est là, la seule solution possible est le traitement préventif à l'aide de fongicides de synthèse.

SecteurVert.com : Donc, dans ce cas, c'est une excellente nouvelle pour la protection des jardins « à la française » ?

Jacques My : Et bien, c'est à dire que oui; cela était la base de la discussion au niveau de l'Assemblée et du Sénat, c'est-à-dire de reconnaître que le buis c'est emblématique parce que cela fait partie de notre patrimoine national et cela menaçait le jardin à la française. Et je trouve que, justement, c'est une bonne nouvelle pour le jardin à la française !

Et au-delà, c'est une bonne nouvelle pour tout ce qui est espaces verts et jardins par ce que cela veut dire que quand on n’a pas de solution on pourra avoir, en attendant de trouver une solution qui va bien en biocontrôle, recours aux produits de synthèse.

Et ce qui est intéressant c'est que cela ne remet en cause l'esprit de la loi Labbé, c'est-à-dire d'aller vers un jardinage plus naturel, avec des espaces protégés de façon naturelle, avec des produits de biocontrôle. Mais, en revanche, il y a du pragmatisme, à savoir que si l'on a pas la solution de biocontrôle, on ne va pas laisser mourir l'espèce et l'on va pouvoir avoir recours à un produit classique. Donc, c'est une bonne nouvelle !

SecteurVert.com : Il y a également une seconde décision qui a été prise...

Jacques My : Alors la seconde décision, c'est l'article 9 de la même loi. Quand on a fait la liste des critères pour arriver sur la liste des produits de biocontrôle -liste qui a été publiée en novembre 2016- on avait des critères très sélectifs du fait que si on utilisait un produit de biocontrôle, on était exempt d'agrément.

Donc la loi a rectifié cela en disant : « l'exemption d'agrément, c'est certes pour les produits de biocontrôle mais sans aucune mention de danger ». Autrement dit, ce n'est pas biocontrôle vs exemption d'agrément; c'est biocontrôle sans mention de danger qui implique l’exemption d'agrément.

Pourquoi est-ce que cela est important ? Et bien par ce que cela va permettre de revoir les critères d'éligibilité pour être sur la liste de produits biocontrôle puisque que, ipso facto, on ne sera pas dispensé d'agrément et donc on aura, à terme, une liste qui sera plus large que celle dont on dispose actuellement. Donc, c'est également une bonne nouvelle notamment pour les jardins et espaces verts dans la mesure où, à terme, avec la loi Labbé, on va vers la solution avec des produits de biocontrôle, contrairement à l'agriculture où le produit de biocontrôle se pose en complémentarité des produits classiques.

SecteurVert.com : Concrètement, cela va se traduire sous quelle forme pour les distributeurs et les consommateurs, jardiniers amateurs ?

Jacques My : Déjà pour les distributeurs, si on leur demande un produit fongicide pour lutter contre la pyrale du buis et bien cela sera parfaitement légal. Et puis pour les consommateurs, comme pour les distributeurs, si on a un élargissement de la liste des produits de biocontrôle, et bien on aura plus de solution dans les rayons des magasins. Autrement dit, le distributeur aura plus de solutions commerciales à vendre et le consommateur aura plus de solutions à sa disposition. Donc, là aussi, c'est une bonne nouvelle pour le monde du jardin et des espaces verts, en termes de protection, car cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé et nous pouvons exprimer notre satisfaction !

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Source : Union pour la Protection des Jardins et Espaces Publics

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Dernière modification le samedi, 06 janvier 2018 18:40

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