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UNEP : Coronavirus COVID-19, Laurent BIZOT a adressé le 20 mars 2020 une lettre au Premier Ministre M. Edouard Philippe, afin de demander au gouvernement des positions claires et cohérentes pour la reprise de l’activité de la filière du Paysage

Laurent BIZOT, Président de l’Unep-Union Nationale des Entreprises du Paysage Laurent BIZOT, Président de l’Unep-Union Nationale des Entreprises du Paysage ©2020 SecteurVert.com

Suite à l’ensemble du dispositif gouvernemental mis en place ces derniers jours pour lutter contre le Coronavirus COVID-19, Laurent BIZOT, Président de l’Unep (Union Nationale des Entreprises du Paysage qui défend les intérêts des 29 550 entreprises du paysage et génère 5,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires) a adressé le 20 mars 2020 une lettre ouverte au Premier Ministre, M. Edouard Philippe et ce, afin de « demander au gouvernement des positions claires et cohérentes pour la reprise de l’activité de la filière du Paysage ». En effet, l’Unep considère, à ce jour, qu'elle « ne dispose pas des informations et garanties permettant aux chefs de petites et de grandes entreprises de reprendre sereinement et dans des conditions de sécurité strictes leurs activités », sachant que ce secteur emploie aujourd’hui plus de 97 300 actifs qui interviennent dans la conception d’espaces verts publics et privés ainsi que leur entretien au quotidien.

Au lendemain de l’intervention du président de la République du lundi 16 mars dernier concernant les nouvelles dispositions pour faire face à la propagation de l’épidémie touchant le pays, l’Unep a recommandé aux entreprises du paysage de cesser leurs activités – sauf exception ou contrainte de travail. Cette disposition était en effet la seule permettant de garantir totalement la sécurité des salariés, des chefs d’entreprise et de la société civile.

Cette recommandation a été prise en cohérence à la fois avec l’ordre de confinement porté par le chef de l’Etat et avec les annonces du gouvernement concernant la généralisation du dispositif d’activité partielle pour toutes les entreprises qui en feraient la demande.

Or, depuis le 17 mars, les annonces gouvernementales et les informations contradictoires se sont multipliées concernant la continuité de l’activité de la filière : les différentes institutions en contact avec les entreprises au cœur des territoires (inspection du travail, donneurs d’ordres publics, corps de police et de gendarmerie) ont porté des messages allant parfois à l’encontre des directives gouvernementales.

En l’état et à l’heure actuelle, l’Unep considère qu'elle ne dispose pas des informations et garanties permettant aux chefs de petites et de grandes entreprises de reprendre sereinement et dans des conditions de sécurité strictes leurs activités.

C’est pourquoi, après avoir interpelé la ministre du Travail et le Premier ministre pour demander une clarification sur la prise en charge financière de l’activité partielle, l’Unep demande désormais au gouvernement de tenir et d’appliquer un discours clair et unique sur les aspects de :

- La sécurité des missions et du travail, pour tous ;
- La responsabilité des chefs d’entreprise ;
- La prise en charge de l’activité partielle ;
- L’uniformisation des messages et directives gouvernementales, à tous les niveaux territoriaux.

Conscientes de l’urgence de la situation et volontaires pour maintenir une activité économique structurante pour le pays conformément aux directives gouvernementales, les 29 550 entreprises du paysage ont désormais besoin de réponses claires pour permettre un redémarrage de la filière. De la même manière, l’Unep travaille au plus proche avec l’ensemble de ses homologues, les instances liées au monde agricole et les autorités gouvernementales pour voir comment assurer la protection du plus grand nombre, mais ne peut avancer efficacement sans le concours du gouvernement.

« L’ensemble de la filière suivra les directives gouvernementales. Mais pour cela, nous avons désormais besoin de toute urgence de garanties sanitaires, légales et économiques pour débloquer une situation qui ne convient à personne. L’incertitude qui règne actuellement n’est pas compatible avec une continuité sereine de l’activité économique. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et avoir désormais un discours unique clair, en gardant en tête que la sécurité et la santé de tous doivent présider aux futures décisions » résume Laurent Bizot, Président de l’Unep.

Découvrez, ci-dessous, l’intégralité de la lettre de Laurent BIZOT adressée au Premier Ministre, M. Edouard Philippe :

« Monsieur le Premier Ministre
Monsieur Edouard Philippe
Hôtel Matignon
57, rue de Varenne
75007 Paris SP 07
Paris, le 20 mars 2020

Objet : Conditions de reprise d’activité de la filière du Paysage

Monsieur le Premier Ministre,

L’Unep - Union Nationale des Entreprises du Paysage - défend les intérêts des 29 550 entreprises du paysage, générant 5,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le secteur emploie aujourd’hui plus de 97 300 actifs qui interviennent dans la conception d’espaces verts publics et privés, et leur entretien au quotidien.

En notre qualité de syndicat professionnel citoyen et responsable nous avons incité la filière à cesser son activité, conformément au souhait du président de la République de limiter au strict minimum les déplacements, ou d’adapter les pratiques et procédures en vue de garantir la parfaite mise en sécurité des salariés et de la population au sens large.

La très grande majorité des entreprises de la filière a donc instruit dès mardi 17 mars des demandes de mise en activité partielle. Celles-ci outre la volonté citoyenne des dirigeants de préserver la santé de leurs collaborateurs et de la société, sur notre recommandation, étaient dictées également par des contraintes opérationnelles ne permettant plus la poursuite de l’activité même en mode dégradé.

En effet, les salariés marquent une réelle opposition à se rendre sur leur lieu de travail et ce à juste titre en se conformant au discours du chef de l’Etat, nos entreprises ne savent comment transposer dans les pratiques métiers les « gestes barrières » et ne peuvent se procurer de gel hydroalcoolique ou masques, l’immense majorité des fournisseurs sont désormais fermés tout comme les déchetteries, les clients particuliers, privés mais surtout publics bloquent l’accès aux chantiers et demandent de reporter les interventions, etc.

Pour toutes ces raisons, non exhaustives, il est devenu particulièrement difficile pour notre filière de poursuivre son activité. En dépit des messages d’appel au confinement portés par le chef de l’Etat, il semble qu’à l’inverse, votre gouvernement nous enjoigne fermement de reprendre, et ce dans les plus brefs délais, nos travaux alors que nous ne nous considérons pas comme une activité stratégique.

Dans son télégramme, le Ministre de l’Intérieur identifie les entreprises de Travaux Publics et de Bâtiment comme devant poursuivre leur activité. Notre profession, la création et l’entretien du paysage/espaces verts est soumis à peu près aux même contraintes d’organisation que les métiers du BTP.

Malgré tout, et notamment sur le terrain, des messages contradictoires sont opposés aux entreprises avec des ordres de services d’arrêt de chantier de la part de donneurs d’ordres publics (y compris la ville de Paris), de contrôles de police et gendarmerie où certains salariés ont failli être verbalisés du fait du caractère non stratégique de leur activité et ont été contraints à faire demi-tour, ou bien même de l’inspection du travail qui lors de contrôles téléphoniques cette semaine ont confirmé le bien-fondé de l’arrêt de l’activité.

Ces informations, actions et communiqués institutionnels contradictoires nous placent actuellement dans une situation d’incertitude intolérable. Les entreprises ont besoin d’une ligne claire sur ce qu’elles doivent faire et sur les moyens dont elles peuvent disposer.

Aussi, si le gouvernement souhaite que l’ensemble de la filière se remobilise et ce dans des conditions satisfaisantes notamment en termes de sécurité pour les collaborateurs nous vous demandons de bien vouloir :

- Mettre à disposition des entreprises de la filière un protocole pour assurer la sécurité, la santé et l’intégrité des salariés, allant éventuellement jusqu’à la mise à disposition de tests de dépistage. Ce protocole, qui devra être coécrit avec des professionnels, et devra être validé par les Ministères du Travail et de la Santé ;
- S’engager sur le fait que la responsabilité du chef d’entreprise ne sera pas engagée si un salarié contracte le virus sur son lieu de travail dès lors qu’il aura mis en place le protocole ci-dessus évoqué ;
- Préciser les conditions de l’exercice du droit de retrait pour les salariés ;
- Confirmer aux entreprises de la filière que celles-ci sont éligibles à l’activité partielle compte tenu des difficultés que toutes connaissent et qui sont évoquées ci-dessus.
- Garantir le fonctionnement des organismes payeurs et l’effectivité des règlements des prestations (marchés publics) déjà réalisées (ou qui le seront à la reprise) ;
- S’assurer que tous les acteurs publics se conforment à la ligne gouvernementale (inspection du travail, donneurs d’ordres publics, autorités de contrôle, etc.).

Voici les conditions permettant à notre filière de pouvoir reprendre progressivement son activité bien que celle-ci ne sera que partielle.

Sans réponses à ces problématiques et avec les difficultés d’approvisionnement en fournitures que nous connaissons, nous ne pourrons qu’appliquer un principe de précaution pour protéger le chef d’entreprise, ses salariés et la société.

Notre organisation professionnelle est pleinement mobilisée pour accompagner la filière et se tient en permanence à votre disposition pour résoudre ensemble les difficultés évoquées et avancer ainsi en harmonie avec les directives gouvernementales.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes salutations distinguées.

Laurent Bizot
Président de l’Unep » 

À propos de l’Union Nationale des Entreprises du Paysage :

L'Unep est la première organisation professionnelle représentative des 29 550 entreprises du paysage reconnue par les pouvoirs publics. Ses missions consistent à défendre et promouvoir les intérêts de la profession, et à informer et aider ses adhérents (74 % d'entre eux ont moins de 10 salariés) dans leur vie d'entrepreneur. Son organisation en unions régionales lui permet d'entretenir des relations de proximité avec ses adhérents. Les engagements de service de l'Unep sont certifiés selon le référentiel Quali'OP depuis 2006 ; depuis 2014, l'Unep a le niveau confirmé de l'évaluation Afaq 26000 (RSE).

Source : Unep - Union Nationale des Entreprises du Paysage

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Dernière modification le vendredi, 27 mars 2020 11:35

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